Kapitel 9

Kapitel 9
POV BILL

Mais qu'est-ce que je faiiiiiiiiiiiiiss ?

Peut-être attendre que ce soit lui qui m'appelle ?
Mais non il n'a pas ton numéro -_-'
Alors tout ne tient qu'a moi ?
Oui.

Après que mes doigts eurent fini de trembler, je composais enfin le numéro inscrit sur la petite feuille...
Lorsque j'entendis son « allo ? » mon c½ur loupa un battement.

- Euh...oui, c'est moi, Bill....
- Ah ! Bill ! Alors, ça va mieux ?
- Je...euh...oui, merci. Et...et toi ?
- Ce n'est pas moi qui ai essayé de me suicider que je sache ! Mais ça va, merci (rires de Tom)
- Je...CE N'EST PAS DROLE ! Si...si j'ai fait ça, c'était à cause de toi, alors t'as intérêt à m'expliquer pourquoi d'un seul coup tu es si sympa avec moi, comment tu as su tout ce qu'il se passait chez moi, ou j'étais, pourquoi tu m'as laissé ton numéro de téléphone, pourquoi tu m'as sauvé après t'être enfui en disant que le garçon de la chaîne « ne pouvait pas être un garçon comme moi » pourquoi...
- STOP !! Ouh ! Ralenti quand tu parles !
- Tu m'as très bien compris.
- Ok. On en parle quand tu sors de l'hôpital, d'accord ? C'est dans combien de temps, d'ailleurs ?
- Dans 10 jours. Mais on ne parlera pas. Je vais à l'orphelinat, après.


Je ne sais pas pourquoi, mais à sa réponse, je vis qu'il n'était pas surpris. Comme s'il le savait déjà. Finalement, il fut convenu qu'il viendrait me voir dans ma chambre durant le week-end, Samedi plus probablement, et ce, dans trois jours.

Trois jours. Ça peut-être très long ou passer a une vitesse incontrôlable, mais j'appréhendais ce fameux jour comme s'il allait être le plus important ce ma vie. Or, c'est ce qu'il serait sûrement. Après tout, il m'a sauvé la vie. Mais est-ce que c'est bien ?

POV TOM

Et voilà, il m'a appelé. J'ai réussi à être le plus détaché possible, je crois. Mais qu'est-ce que c'est dur ! Heureusement qu'il ne m'a pas entendu quand j'ai failli fondre en larmes, au moment où il...il était...un peu énervé, on va dire.

Je n'arrive pas a très bien décrire ce que je ressens pour lui. Il a l'air tellement fragile en apparence, mais en fait, d'après ce qu'il a raconté dans sa chambre d'hôpital, il est très solide...il sait bien se battre. Moi, je me serai suicidé, un point c'est tout. L'orphelinat...le pauvre. C'est affreux à ce qu'il parait, là-bas. Les surveillants et les profs te traitent comme de la merde, tu es hyper cadré et aucun moyen d'aller voir les filles. Ok, je suis gay, mais rien que pour le principe....
Orphelinat. J'aimerai le prendre chez moi, le protéger, lui dire que qu'a partir de maintenant, tout allait bien aller, qu'il ne serait plus obligé de se vendre pour survivre, que j'allai prendre soin de lui, qu'il ne fallait plus s'inquiéter, et chuchoter toutes ces petites phrases rassurantes que l'on murmure à l'oreille d'un enfant qui a peur.
J'aimerai le prendre dans mes bras, le câliner, aussi.

J'aimerai m'occuper de lui.

Je ne sais pas. Un lien unique, incontrôlable nous lie, quelque chose dont j'ignore l'origine. Nous étions plus que de simples amis, j'en suis sur. Mais quoi d'autre alors ? Peut-être que nos parents étaient des très bon amis, et qu'ils ont voulu que leur progéniture perpétue cette grande amitié. Alors ils nous ont fait ces médaillons. Oui voilà, c'est ça, j'en suis sûre. D'où l'envie – non, le besoin - que j'ai de le protéger.

Tu es sur d'entre être sur ?
Oui.
??
P... pas vraiment, en fait. Mais c'est plus simple pour moi de faire comme si.
...

Bill...si tu savais a quel point je m'inquiète pour toi, a quel point j'aimerai te prendre dans mes bras, a quel point je voudrais que tu viennes habiter chez moi, ne serait-ce que pour t'éviter cet orphelinat...mais...mais....mais voilà. J'a i ma fierté. Ma putain de fierté qui paralyse tous mes mouvements, qui m'empêche d'avoir ne serait-ce qu'un peu d'humanité....
Bill si tu savais a quel point je suis con, tu ne m'aurais jamais appelé.
Dans trois jours, mon Billou. Dans trois jours.

Sans avoir la force de résister ne serait-ce qu'une heure, je file me coucher. Certains se droguent pour oublier, moi je dors. C'est moins cher et moins dangereux.


~~Ellipse~~

Lorsque je me réveil, mes paupières sont collées par les larmes. Cette eau salée qui n'a pas cessée de sortir de mon corps, de couler de mes yeux.
Je n'ai rien trouvé de mieux a faire que de pleurer pour exprimer ma souffrance. Je suis faible et je me fais pitié. Je ne mérite pas Bill.

C'est la conclusion à laquelle je suis arrivé.

Nous sommes Jeudi. C'est partit pour une nouvelle journée de cours, pour un moment mortellement ennuyant. Bah, après tout, enseignement est synonyme d'ennui. Mais s'il y avait Bill a côté de moi, je suppose que les cours passeraient mieux...

Est-ce que tu te rends compte que tu deviens complètement dépendant de lui ?
Hein ?
Quoi qu'il arrive, tu reportes tout sur lui. Tu deviens dépendant.
Je suppose que...c'est à cause de notre enfance, nous...
Non. Tu es entrain de tomber amoureux.
Impossible ! Tom Kaulitz ne tombe JAMAIS amoureux !
Si tu le dis...

Allez, go ! Douche, habillement, petit déj' et en route pour le lycée !
Quel emploi du temps follement excitant...Bill l'est plus.
C'est vrai, quoi, Bill est excitant....

...
Oh ! Ce n'est pas parce-que je le trouve excitant que...
T'est vraiment con.
U_U

Je me prépare donc, et une heure plus tard, je suis en direction du lycée. Mais...c'est bizarre. Il va dans quel lycée, Bill ? Parce-que il n'est pas dans le mien, mais il n'en existe pas d'autres dans les environ. Faudra que je me renseigne.

La première heure de cours passe à une vitesse affreusement lente. C'est un supplice. Si seulement Bill....
Non, non, non, ne pas penser a lui !
...
...
...
*Et là quelqu'un toc dans la classe, demande à me voir, alors je me lève et suis la personne qui m'a demandé, elle m'amène devant Bill. Et elle part. Je suis seul avec le garçon de ma chaine. Dans les couloirs vides du lycée...il sourit. Puis, s'avance doucement et m'embrasse. Il passe ses mains sous mon T-shirt et ses longs doigts se promènent sur mon dos. Je gémis. Puis, je plaque contre un mur, donne un coup de bassin et....*

- Monsieur Kaulitz, vous rêvez ?

Zut. Ce n'était qu'un...un fantasme. Pfff....et l'autre pie, là, qu'est-ce qu'elle me veut ? On ne peut plus rêver en paix ?

- Non, je fantasme, nuance !

Là classe étouffe des murmures amusés. C'est ma réponse qui fait cet effet là ?

- Et peut-on savoir qui occupe tant votre esprit, au point que vous en oubliez le cours ?
- Sûrement pas vous !

Cette fois, la 1erB rit franchement.

- Monsieur Kaulitz, je vous conseil de vous tenir a carreaux, parce-que...
- Parce-que quoi ? Vous allez me coller ? Me mettre un mot dans le carnet pour informer ma maman que fais des bêtises en cours ? Mais allez-y, je vous en prie ! Si ça vous fait plaisir...de toute manière, vous savez que ma famille se fiche éperdument de ce que vous pouvez leur dire, et que je ne vais jamais aux heures de colles....
- Si ça continu, je vais être obligée de vous exclure du lycée jusqu'au week-end pour que vous preniez le temps de vous calmer, monsieur Kaulitz.
- Ne vous gênez surtout pas ! Je me ferai une joie de ne plus vous revoir pendant un moment. Au passage, je m'appel Tom, madame. Si je puis me permettre, bien sûre.

La classe n'a jamais autant rit, je crois. Et la prof n'a jamais été aussi rouge.
Je me sens fière, et j'aimerai tellement que Bill soit là pour qu'il voit ma victoire...certes, minime, mais quand même...
Dans un nouveau hurlement de mon institutrice, je me lève, rassemble mes affaires et me dirige vers la porte. Elle veut que j'aille au bureau du directeur. Tant mieux. Je n'aurai plus sa voir sa tête de carpe.
# Posté le mardi 20 novembre 2007 14:50

Kapitel 10

Kapitel 10
POV BILL

Encore une journée a l'hôpital, une journée sans rien faire, une journée a mourir d'ennui. Quelquefois, les docteurs sont mignons mais ils sont tous hétéro. Et de toute façon, je veux Tom.

Tu veux Tom ?
Oui, pourquoi ? Je ne vois pas où est le problème !
Après tout ce qu'il t'a fait, tu le veux ?
Oui....
Tsss....il est partit hier et il te manque déjà. Et de toute manière, il doit avoir fini les cours ; il est 18h, alors appelle-le.
J'y avais pas pensé >_< Je vais le faire.

Je compose son numéro de téléphone en tremblant. Pffff...je suis grave, moi. Trembler pour un simple coup de téléphone...

- Allo ? Qui c'est ?
- Tom ! C'est moi, Bill !
- Ah ! J'espérais que tu m'appellerais. Je peux garder ton numéro ?
- Euh...vas-y.
- Ok merci. Ecoute, j'ai pleins, pleins, pleins de choses à te dire et a te demander, alors je passe maintenant. Samedi c'est dans trop longtemps. J'arrive d'ici 10minutes. Je suis déjà sur le chemin, de toute façon.
- Ah...euh...ok.

Je n'ai pas le temps de formuler autre chose qu'il a déjà raccroché. Mon c½ur bat à 200/h. Sa voix...tellement belle, tellement magnifique, enivrante...rien que de l'entendre, ça me procure des frissons. Ce qui est affreux, c'est qu'il arrive dans deux minutes et que je ne peux pas me préparer. Je voudrais me faire tout beau pour lui, mais impossible de quitter mon lit. Il va me voir sans maquillage, blanc comme un linge et fatigué comme si je n'avais pas dormi depuis une semaine. Quand à mes habits...je n'en parle même pas. J'ai une sorte de blouse bleue ample, mon verni est écaillé. Et me cheveux sont au naturel, c'est-à-dire ondulés, tombant sur mes épaules, plats comme je ne sais quoi. Moches, quoi. Encore s'ils étaient lissés...
Oh la poisse >_<

Mon organe vital n'avait de cesse d'augmenter continuellement ses mouvements. Comme s'il allait se décrocher de ma poitrine.

Soudain, quelqu'un toqua à la porte. Mon c½ur freina d'un coup et sauta un battement. Je suis sûre que ça ne va pas m'aider a sortir plus tôt.

- Bill ? C'est moi...j'te dérange pas ?
- N...non, pas du tout, réussi-je a bafouiller.

Il entra, pris soin de refermer la porte derrière lui et s'installa sur un siège a coté de mon lit.

- Ecoutes...tu ne vas plus au lycée, hein ?
- Si, si, je...
- Ne mens pas. Tu devrais être dans le mien, mais ça fait depuis plus d'un an que tu ne viens plus. Je ne le savais pas parce que j'ai emménagé dans cette ville à peu près au moment ou tu as commencé à ne plus venir.
- Oh ! Et tu me saoules ! Lâche-moi ! Tu n'es pas mon père ! Peut-être que si tu te décide a m'expliquer ton comportement étrange je t'écouterai un peu plus, mais là...
- Ok, Ok. Excuse moi. Ca te va ?
- NAN MAIS TU DECONNES ? Tu crois qu'après tout ce que tu m'as fait, un « excuses-moi » va te laisser blanc comme neige ? J'attend des EXPLICATIONS, c'est trop dure à comprendre ?
- Ben...tu devrais être super content, je ne me suis jamais excusé, c'est la première fois, alors...
- Rien à foutre de tes habitudes, j'attends ce qui est juste. Point barre.
- D'...d'accord, t'as raison, alors.

Nan mais je rêve là ? Pourquoi il à l'air si timide, si...soumis ? Je l'imaginai plus ...enfin moins...

- Ben tu vois, ne le prend surtout pas mal mais...le mec de le chaine, ben je pensais que c'était plus...comme un prince charmant, tu vois ?
- Euhh...ouais, moi aussi.
- Et...c'est difficile à dire. Je suis...un habitué, des...enfin voilà quoi, et pour moi, ce n'étaient que des objets...et quand j'ai vu qu'un de ces « objets » était le garçon de la chaine, ben...j'ai paniqué. Aujourd'hui je me rends compte que j'ai eu tort. Pardonne-moi, s'il te plait. Je suis sûr que t'es un mec bien.
- Mouais. Je dois prendre ça bien où mal ?
- ...

Je ne sais pas quoi dire, quoi faire, je ne sais même pas quoi penser. Je le dégoute tant que ça ? Lui, mon idole...je ne suis qu'une merde, à ses yeux. Qu'il a magnifiques, d'ailleurs...mais ça, on s'en fou.

Bref. Que dire ?
# Posté le jeudi 22 novembre 2007 14:10

Kapitel 11

Kapitel 11
POV BILL

Je ne vais tout de même pas lui sauter au cou...ni le gifler....hummm...je ne vois pas d'autre alternative. J'ai envi de pleurer. Pour changer.

- Tom...viens là, s'teuplait...

Je tends mes bras vers lui, et avec un air d'incompréhension majeure, il vient s'y loger. Quelques secondes passe, puis....

*BAAFF*

- Aie ! Mais t'es fou ? Qu'est-ce que t'as fait ?
- Désolé j'en avais besoin -_-'
- -_-'

Le pauvre quand même. U_U

- Ecoute....je ne sais pas trop quoi te dire. D'ailleurs, la claque et le calin traduisent assez bien ce que je ressens.
- -_-'
- Alors...j'ai décidé de passer l'éponge. Merci de m'avoir expliqué, mais ça ne me satisfait pas, alors...on repart à zéro, ok ?
- :D Super ! Merci !

Je suis trop sympa U_U
Humm...j'aimerai lui dire quelque chose, aussi, mais comment... ? Allez, peut importe, je tente

- Tu sais...t'es au courant que...je ne vais pas rester indéfiniment dans cet hôpital et...
- Tu vas à l'orphelinat, je sais. D'ailleurs j'ai quelque chose à te proposer...


POV TOM

Je le dis ?
Je ne dis pas...
Je le dis ?
Je ne dis pas...
Je le dis ?
Je ne dis pas...

Je le dis. Je n'ai plus le choix maintenant. J'y ai longuement réfléchi et....je ne savais pas comment le formuler. Je...ne peux pas lui proposer de venir habiter chez moi comme ça. C'est impossible. Il se poserait trop....de questions.
Alors j'ai trouvé quelque chose pour me rassurer moi.
Mais je me haï. A cause de ça.

- Oui ? Quoi ?
- Ben...tu sais...l'orphelinat...c'est pas super et...
- Je sais
- Ben...on ne se connaît peut-être pas, mais tu sais que je ais souvent « voir des mecs » et...toi...tu as besoin d'un logement, alors peut-être que....
- QUOI ?
-Jemedisaisquetupourraisvenirhabiterchezmoisitumefaislamourgratuitementquandjenaienvi. (je me disais que tu pourrais venir habiter chez moi si tu me fais l'amour gratuitement quand j'en ai envi) Voilà u_u
- Je...répète, s'il te plait, parce-que j'ai peur d'avoir compris...
- Tu m'as compris ! Ne...ne m'oblige pas à répéter, s'il te plait...
- Je....j'ai besoin d'y réfléchir. Sort, maintenant. *
- O...oui.

POV BILL

Je rêve. Ce n'est pas possible. Comment a-t-il pu....lui ?
Quel con ! J'ai envi de le cracher à la figure, de lui balancer que son offre ne m'intéresse pas, et pourtant...
...pourtant je ne peux pas.

Pourquoi ? Tout simplement parce-que cet abrutit m'offre la seule chance de me tirer de cet merde l'orphelinat, parce-que....
...je...
Au fond, ça ne me dérange pas de coucher avec lui.
Ah, ça non, mais....
Qu'il me considère comme un simple objet....

Lui cracher à la figure. C'est tout ce qu'il mérite.
# Posté le samedi 24 novembre 2007 11:55

Kapitel 12

Kapitel 12
POV TOM

Je suis dans le couloir de l'hôpital. Pourquoi a-t-il fallu que je sois aussi con ?!

Surtout qu'il sort d'une tentative de suicide...
Oh merde j'y avais pas pensé O_o
T'es dans la merde....
Je sais >_<

J'arpente les couloirs avec indécision. Est-il encore temps de renoncer ? De courir à ses pieds, et de m'excuser, en larmes ?
Oui.
Mais je ne le ferais pas. Parce-que s'il accepte, je n'imagine même pas le bonheur que je vais avoir....

Plus égoïste, tu meurs
Surement u_ u
Et tu le sais, en plus ?
Oui. Et je m'en veux.
Quel progrès -_-'

J'attend encore et toujours. Le temps qu'il faudra pour que mon amour prenne sa décision.
...
...
...
...
Attend, comme je l'ai appelé là ?

Nooooooooooooooooooooooooooooooooooonnn >_<

Mots à oublier, mots à oublier, mots à oublier Mots à oublier, mots à oublier, mots à oublier Mots à oublier, mots à oublier, mots à oublier Mots à oublier, mots à oublier, mots à oublier Mots à oublier, mots à oublier, mots à oublier Mots à oublier, mots à oublier, mots à oublie Mots à oublier, mots à oublier, mots à oublier Mots à oublier, mots à oublier, mots à oublier Mots à oublier, mots à oublier, mots à oublier Mots à oublier, mots à oublier, mots à oublier Mots à oublier, mots à oublier, mots à oublier Mots à oublier, mots à oublier, mots à oublier >_<

Il n'est qu'une....chose. Une chose qui me sert à satisfaire mes désirs, et qui a eu la chance d'être un jour mon ami. C'est tout. Voilà.

Moi ? Méchant, non....juste réaliste.


POV BILL


Je n'arrive pas à me décider. J'espère qu'il regrette, lui, dans son couloir...pffff, je le haï.
Je le haï, parce qu'il me fait souffrir.
Il me fait souffrir parce que je l'aime...

Non. Parce-que je l'aimais. Je l'aim...AIS. Au passé. Ne plus se laisser aller, oublier ce....type.

Enfin, s'il est encore classé dans la catégorie « humains ».

Il croit sans doute que ça me plait. Que j'aime faire...ça. Non. Marre de me voiler la face.
Il croit que j'aime me faire enculer par des PD et des salauds pas assez bien pour trouver de quoi se satisfaire gratuitement. Et on me paye pour ça. Pour que j'encule ou que je me fasse enculer.

C'est affreux. Immonde...ça ne devrait pas arriver. Le concept ne devrait même pas exister.
Tom est une exception, car Tom est mignon. Non. Tom est beau. Tom est canon.

Alors....alors j'aime bien, avec lui...non. J'aimAIS bien. Mais j'ai besoin d'un toit. Alors....

- TOOOOOOOOOOOOOOOOOOOMMMM !

Tout penaud, il entre dans ma chambre.

- Ok. Si tu me jure que si je ne veux vraiment pas, tu respectes.
- Ok. :D :D :D :DDDDDDD
- Euh....a ce point ? -_-'
- Pardon xD
- Alors...Tom, sache que je te haï du plus profond de mon être pour m'avoir proposé ça. Tu n'es qu'un misérable lâche. Si je n'avais pas eu aussi besoin de ta proposition de t'aurai craché à la figure. Juste que ça soit au claire. Ok ?
- Euhh...ok. Tu...tu viens quand, chez moi ? Enfin je veux dire, tu sors quand de l'hôpital ?

Oh le salaud O_o
Il n'a même pas bronché, il n'a pas blanchi.
Je n'arrive pas à y croire.
Comment peut-on être aussi con ?
Autant de méchanceté en une seule personne ?
...

Merde. Des larmes. Ah ! Evidement, c'est toujours dans ces moments là qu'elles viennent, ces salopes.

Tu te rends compte que tu insultes tes larmes ? u_u
Oui >_<


Je veux rester à l'hôpital, le plus longtemps possible, pour qu'il m'oublie, pour que je ne le vois plus jamais, je veux rouvrir les yeux et me rendre compte que toute ma vie n'a été qu'un affreux cauchemar, je veux que...

Nouveau sanglots, trainées brûlants sur mes joues, hoquet de douleur.
Je ne vois pas le visage de ce monstre, je ne vois rien. Tout est flou tant je pleur. Alors je ferme les yeux, mes poings s'agrippent aux draps trempés faute de mieux, et je suis secoué de violentes secousses.

L'Homme est un monstre.
L'Humanité est pourrie.

Pourquoi ai-je raté ma tentative ?
Tout aurait été tellement simple....je serai avec mon père, tranquillement, entrain de flotter au dessus des nuages.

Et même s'il n'y a rien, c'aurait été mieux.

Je veux mourir. Encore. Maman, Papa, pourquoi m'avez-vous mis au monde ?
# Posté le samedi 24 novembre 2007 13:17

Kapitel 13

Kapitel 13
POV BILL

Mais pourquoi ne n'arrive pas à m'arrêter ? Je....je veux Tom ! Je...je m'attendais à mieux de lui.
Je suis con, qu'est-ce qui me prouvait durant tout ce temps que l'homme de le chaine, celui que j'aimais secrètement, je crois, était un mec bien ?
J'aurai dû envisager les autres possibilités, je ne serai pas dans cette merde...
Je me cache le visage de mes mains, je ne veux pas qu'il me voit comme ça. C'est la première fois que je pleurs autant depuis la mort de....mon père.

POV TOM

Je suis incapable de bouger, chaque fibre en moi sens sa douleur, tellement atroce....
Je veux pleurer, moi aussi, mais ce ne serait pas mes larmes qui sortiraient de mes yeux, j'en suis sure.

A l'instant même ou la première goutte a glissé sur ses joues, un poignard m'a transpercé le c½ur. Mais ce n'était pas le mien. C'était le sien.

Cette sensation, tellement douloureuse qu'elle en est paralysante, je l'ai ressentit une fois. Il y a un an environ, j'étais entrain d'écouter de la musique et...
BAM ! J'ai eu envi de hurler, de crier au monde une souffrance qui n'existait pas, et même de sauter par la fenêtre....heureusement que j'étais seul.

Dans le même genre, il y a aussi quand Bill a essayer de se suicider. Une vie qui s'écoule de soi, c'est....spéciale.

Mais POURQUOI je ressens ça ? Ce n'est pas....normal. Après tout, c'est juste un prostitué ramassé dans les rues, qui avait le même bracelet que moi, non ?
C'est juste...quelque chose qui sert à baiser. C'est tout. Voilà.


POV BILL

C'est juste...quelque chose qui sert à baiser. C'est tout.

Et mes pleurs redoublent, mes sanglots triplent et ma souffrance est telle que je crois qu'elle ne serait pas plus grande si l'on m'arrachait le c½ur à mains nues.
Parce-que je sais que c'est ce qu'il pense.

Ne me demandez pas comment, je n'en sais rien...

Je veux mourir. Plus que jamais, je veux quitter ce monde impitoyable.
Bon. Tom, je crois que tu n'auras jamais l'occasion de me toucher encore une fois. Dès que je serais chez lui, j'irais rejoindre mon père.
Ok. Peut-être qu'il n'a pas été très net dans son passé, peut-être même qu'il me frappait – souvent – mais au moins, lui, il ne me considérait pas comme de la merde...
Enfin, je crois.

Tom si tu savais comme je te haï
Je te haï car tu ne me prends pas dans tes bras pour me consoler.

Même si je t'aurais renvoyé ce geste à la figure, j'aurais au moins compris que je ne suis pas que ...ça, pour toi.

J'ai BESOIN que tu m'aimes ! J'ai BESOIN que quelqu'un m'aime, ne m'en blâmez pas, c'est humain. Tu as été mon espoir durant tant d'années, Tom, tu m'as maintenu en vie, je croyais que TOI tu m'accepterais, que tu m'aiderais, rien qu'en étant un ami.

Mais non. Tu te contentes de rester là, bras ballants à côté de moi, en attendant que je me calme. Tu attends que la pute se calme, hein, c'est ça ?

J'ai envi de hurler, de le frapper, de me lever de ce putain de lit et de le gifler, de trouver quelque chose qui fait mal et de me l'enfoncer dans le bras, dans le ventre, quelque chose ou il y aurait du sang. Peut-être que mon mal-être s'écoulerai en même temps que ce liquide rouge écarlate.

POV TOM

Je suffoque tant la douleur est intense, je titube pour ne pas m'écrouler au sol. J'aurai aimé faire un geste tendre envers lui, le prendre dans mes bras...mais j'en suis incapable. Comme si la mort elle-même me clouait là, m'interdisant de faire chaque pas.

Je ferme les yeux. Une couleur violente me vient à l'esprit. Du rouge. Rouge sang.
Bon dieu, qu'est-ce qu'il veut encore faire, lui ?

Je transpire, je suis secoué de spasmes violents, et me retourne et vomis.
# Posté le dimanche 25 novembre 2007 14:49

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