POV BILL
Mais qu'est-ce que je faiiiiiiiiiiiiiss ?
Après que mes doigts eurent fini de trembler, je composais enfin le numéro inscrit sur la petite feuille...
Lorsque j'entendis son « allo ? » mon c½ur loupa un battement.
- Euh...oui, c'est moi, Bill....
- Ah ! Bill ! Alors, ça va mieux ?
- Je...euh...oui, merci. Et...et toi ?
- Ce n'est pas moi qui ai essayé de me suicider que je sache ! Mais ça va, merci (rires de Tom)
- Je...CE N'EST PAS DROLE ! Si...si j'ai fait ça, c'était à cause de toi, alors t'as intérêt à m'expliquer pourquoi d'un seul coup tu es si sympa avec moi, comment tu as su tout ce qu'il se passait chez moi, ou j'étais, pourquoi tu m'as laissé ton numéro de téléphone, pourquoi tu m'as sauvé après t'être enfui en disant que le garçon de la chaîne « ne pouvait pas être un garçon comme moi » pourquoi...
- STOP !! Ouh ! Ralenti quand tu parles !
- Tu m'as très bien compris.
- Ok. On en parle quand tu sors de l'hôpital, d'accord ? C'est dans combien de temps, d'ailleurs ?
- Dans 10 jours. Mais on ne parlera pas. Je vais à l'orphelinat, après.
Je ne sais pas pourquoi, mais à sa réponse, je vis qu'il n'était pas surpris. Comme s'il le savait déjà. Finalement, il fut convenu qu'il viendrait me voir dans ma chambre durant le week-end, Samedi plus probablement, et ce, dans trois jours.
Trois jours. Ça peut-être très long ou passer a une vitesse incontrôlable, mais j'appréhendais ce fameux jour comme s'il allait être le plus important ce ma vie. Or, c'est ce qu'il serait sûrement. Après tout, il m'a sauvé la vie. Mais est-ce que c'est bien ?
POV TOM
Et voilà, il m'a appelé. J'ai réussi à être le plus détaché possible, je crois. Mais qu'est-ce que c'est dur ! Heureusement qu'il ne m'a pas entendu quand j'ai failli fondre en larmes, au moment où il...il était...un peu énervé, on va dire.
Je n'arrive pas a très bien décrire ce que je ressens pour lui. Il a l'air tellement fragile en apparence, mais en fait, d'après ce qu'il a raconté dans sa chambre d'hôpital, il est très solide...il sait bien se battre. Moi, je me serai suicidé, un point c'est tout. L'orphelinat...le pauvre. C'est affreux à ce qu'il parait, là-bas. Les surveillants et les profs te traitent comme de la merde, tu es hyper cadré et aucun moyen d'aller voir les filles. Ok, je suis gay, mais rien que pour le principe....
Orphelinat. J'aimerai le prendre chez moi, le protéger, lui dire que qu'a partir de maintenant, tout allait bien aller, qu'il ne serait plus obligé de se vendre pour survivre, que j'allai prendre soin de lui, qu'il ne fallait plus s'inquiéter, et chuchoter toutes ces petites phrases rassurantes que l'on murmure à l'oreille d'un enfant qui a peur.
J'aimerai le prendre dans mes bras, le câliner, aussi.
J'aimerai m'occuper de lui.
Je ne sais pas. Un lien unique, incontrôlable nous lie, quelque chose dont j'ignore l'origine. Nous étions plus que de simples amis, j'en suis sur. Mais quoi d'autre alors ? Peut-être que nos parents étaient des très bon amis, et qu'ils ont voulu que leur progéniture perpétue cette grande amitié. Alors ils nous ont fait ces médaillons. Oui voilà, c'est ça, j'en suis sûre. D'où l'envie – non, le besoin - que j'ai de le protéger.
Bill...si tu savais a quel point je m'inquiète pour toi, a quel point j'aimerai te prendre dans mes bras, a quel point je voudrais que tu viennes habiter chez moi, ne serait-ce que pour t'éviter cet orphelinat...mais...mais....mais voilà. J'a i ma fierté. Ma putain de fierté qui paralyse tous mes mouvements, qui m'empêche d'avoir ne serait-ce qu'un peu d'humanité....
Bill si tu savais a quel point je suis con, tu ne m'aurais jamais appelé.
Dans trois jours, mon Billou. Dans trois jours.
Sans avoir la force de résister ne serait-ce qu'une heure, je file me coucher. Certains se droguent pour oublier, moi je dors. C'est moins cher et moins dangereux.
Lorsque je me réveil, mes paupières sont collées par les larmes. Cette eau salée qui n'a pas cessée de sortir de mon corps, de couler de mes yeux.
Je n'ai rien trouvé de mieux a faire que de pleurer pour exprimer ma souffrance. Je suis faible et je me fais pitié. Je ne mérite pas Bill.
C'est la conclusion à laquelle je suis arrivé.
Nous sommes Jeudi. C'est partit pour une nouvelle journée de cours, pour un moment mortellement ennuyant. Bah, après tout, enseignement est synonyme d'ennui. Mais s'il y avait Bill a côté de moi, je suppose que les cours passeraient mieux...
Allez, go ! Douche, habillement, petit déj' et en route pour le lycée !
Quel emploi du temps follement excitant...Bill l'est plus.
C'est vrai, quoi, Bill est excitant....
Je me prépare donc, et une heure plus tard, je suis en direction du lycée. Mais...c'est bizarre. Il va dans quel lycée, Bill ? Parce-que il n'est pas dans le mien, mais il n'en existe pas d'autres dans les environ. Faudra que je me renseigne.
La première heure de cours passe à une vitesse affreusement lente. C'est un supplice. Si seulement Bill....
Non, non, non, ne pas penser a lui !
...
...
...
*Et là quelqu'un toc dans la classe, demande à me voir, alors je me lève et suis la personne qui m'a demandé, elle m'amène devant Bill. Et elle part. Je suis seul avec le garçon de ma chaine. Dans les couloirs vides du lycée...il sourit. Puis, s'avance doucement et m'embrasse. Il passe ses mains sous mon T-shirt et ses longs doigts se promènent sur mon dos. Je gémis. Puis, je plaque contre un mur, donne un coup de bassin et....*
- Monsieur Kaulitz, vous rêvez ?
Zut. Ce n'était qu'un...un fantasme. Pfff....et l'autre pie, là, qu'est-ce qu'elle me veut ? On ne peut plus rêver en paix ?
- Non, je fantasme, nuance !
Là classe étouffe des murmures amusés. C'est ma réponse qui fait cet effet là ?
- Et peut-on savoir qui occupe tant votre esprit, au point que vous en oubliez le cours ?
- Sûrement pas vous !
Cette fois, la 1erB rit franchement.
- Monsieur Kaulitz, je vous conseil de vous tenir a carreaux, parce-que...
- Parce-que quoi ? Vous allez me coller ? Me mettre un mot dans le carnet pour informer ma maman que fais des bêtises en cours ? Mais allez-y, je vous en prie ! Si ça vous fait plaisir...de toute manière, vous savez que ma famille se fiche éperdument de ce que vous pouvez leur dire, et que je ne vais jamais aux heures de colles....
- Si ça continu, je vais être obligée de vous exclure du lycée jusqu'au week-end pour que vous preniez le temps de vous calmer, monsieur Kaulitz.
- Ne vous gênez surtout pas ! Je me ferai une joie de ne plus vous revoir pendant un moment. Au passage, je m'appel Tom, madame. Si je puis me permettre, bien sûre.
La classe n'a jamais autant rit, je crois. Et la prof n'a jamais été aussi rouge.
Je me sens fière, et j'aimerai tellement que Bill soit là pour qu'il voit ma victoire...certes, minime, mais quand même...
Dans un nouveau hurlement de mon institutrice, je me lève, rassemble mes affaires et me dirige vers la porte. Elle veut que j'aille au bureau du directeur. Tant mieux. Je n'aurai plus sa voir sa tête de carpe.
Mais qu'est-ce que je faiiiiiiiiiiiiiss ?
Peut-être attendre que ce soit lui qui m'appelle ?
Mais non il n'a pas ton numéro -_-'
Alors tout ne tient qu'a moi ?
Oui.
Mais non il n'a pas ton numéro -_-'
Alors tout ne tient qu'a moi ?
Oui.
Après que mes doigts eurent fini de trembler, je composais enfin le numéro inscrit sur la petite feuille...
Lorsque j'entendis son « allo ? » mon c½ur loupa un battement.
- Euh...oui, c'est moi, Bill....
- Ah ! Bill ! Alors, ça va mieux ?
- Je...euh...oui, merci. Et...et toi ?
- Ce n'est pas moi qui ai essayé de me suicider que je sache ! Mais ça va, merci (rires de Tom)
- Je...CE N'EST PAS DROLE ! Si...si j'ai fait ça, c'était à cause de toi, alors t'as intérêt à m'expliquer pourquoi d'un seul coup tu es si sympa avec moi, comment tu as su tout ce qu'il se passait chez moi, ou j'étais, pourquoi tu m'as laissé ton numéro de téléphone, pourquoi tu m'as sauvé après t'être enfui en disant que le garçon de la chaîne « ne pouvait pas être un garçon comme moi » pourquoi...
- STOP !! Ouh ! Ralenti quand tu parles !
- Tu m'as très bien compris.
- Ok. On en parle quand tu sors de l'hôpital, d'accord ? C'est dans combien de temps, d'ailleurs ?
- Dans 10 jours. Mais on ne parlera pas. Je vais à l'orphelinat, après.
Je ne sais pas pourquoi, mais à sa réponse, je vis qu'il n'était pas surpris. Comme s'il le savait déjà. Finalement, il fut convenu qu'il viendrait me voir dans ma chambre durant le week-end, Samedi plus probablement, et ce, dans trois jours.
Trois jours. Ça peut-être très long ou passer a une vitesse incontrôlable, mais j'appréhendais ce fameux jour comme s'il allait être le plus important ce ma vie. Or, c'est ce qu'il serait sûrement. Après tout, il m'a sauvé la vie. Mais est-ce que c'est bien ?
POV TOM
Et voilà, il m'a appelé. J'ai réussi à être le plus détaché possible, je crois. Mais qu'est-ce que c'est dur ! Heureusement qu'il ne m'a pas entendu quand j'ai failli fondre en larmes, au moment où il...il était...un peu énervé, on va dire.
Je n'arrive pas a très bien décrire ce que je ressens pour lui. Il a l'air tellement fragile en apparence, mais en fait, d'après ce qu'il a raconté dans sa chambre d'hôpital, il est très solide...il sait bien se battre. Moi, je me serai suicidé, un point c'est tout. L'orphelinat...le pauvre. C'est affreux à ce qu'il parait, là-bas. Les surveillants et les profs te traitent comme de la merde, tu es hyper cadré et aucun moyen d'aller voir les filles. Ok, je suis gay, mais rien que pour le principe....
Orphelinat. J'aimerai le prendre chez moi, le protéger, lui dire que qu'a partir de maintenant, tout allait bien aller, qu'il ne serait plus obligé de se vendre pour survivre, que j'allai prendre soin de lui, qu'il ne fallait plus s'inquiéter, et chuchoter toutes ces petites phrases rassurantes que l'on murmure à l'oreille d'un enfant qui a peur.
J'aimerai le prendre dans mes bras, le câliner, aussi.
J'aimerai m'occuper de lui.
Je ne sais pas. Un lien unique, incontrôlable nous lie, quelque chose dont j'ignore l'origine. Nous étions plus que de simples amis, j'en suis sur. Mais quoi d'autre alors ? Peut-être que nos parents étaient des très bon amis, et qu'ils ont voulu que leur progéniture perpétue cette grande amitié. Alors ils nous ont fait ces médaillons. Oui voilà, c'est ça, j'en suis sûre. D'où l'envie – non, le besoin - que j'ai de le protéger.
Tu es sur d'entre être sur ?
Oui.
??
P... pas vraiment, en fait. Mais c'est plus simple pour moi de faire comme si.
...
Oui.
??
P... pas vraiment, en fait. Mais c'est plus simple pour moi de faire comme si.
...
Bill...si tu savais a quel point je m'inquiète pour toi, a quel point j'aimerai te prendre dans mes bras, a quel point je voudrais que tu viennes habiter chez moi, ne serait-ce que pour t'éviter cet orphelinat...mais...mais....mais voilà. J'a i ma fierté. Ma putain de fierté qui paralyse tous mes mouvements, qui m'empêche d'avoir ne serait-ce qu'un peu d'humanité....
Bill si tu savais a quel point je suis con, tu ne m'aurais jamais appelé.
Dans trois jours, mon Billou. Dans trois jours.
Sans avoir la force de résister ne serait-ce qu'une heure, je file me coucher. Certains se droguent pour oublier, moi je dors. C'est moins cher et moins dangereux.
~~Ellipse~~
Lorsque je me réveil, mes paupières sont collées par les larmes. Cette eau salée qui n'a pas cessée de sortir de mon corps, de couler de mes yeux.
Je n'ai rien trouvé de mieux a faire que de pleurer pour exprimer ma souffrance. Je suis faible et je me fais pitié. Je ne mérite pas Bill.
C'est la conclusion à laquelle je suis arrivé.
Nous sommes Jeudi. C'est partit pour une nouvelle journée de cours, pour un moment mortellement ennuyant. Bah, après tout, enseignement est synonyme d'ennui. Mais s'il y avait Bill a côté de moi, je suppose que les cours passeraient mieux...
Est-ce que tu te rends compte que tu deviens complètement dépendant de lui ?
Hein ?
Quoi qu'il arrive, tu reportes tout sur lui. Tu deviens dépendant.
Je suppose que...c'est à cause de notre enfance, nous...
Non. Tu es entrain de tomber amoureux.
Impossible ! Tom Kaulitz ne tombe JAMAIS amoureux !
Si tu le dis...
Hein ?
Quoi qu'il arrive, tu reportes tout sur lui. Tu deviens dépendant.
Je suppose que...c'est à cause de notre enfance, nous...
Non. Tu es entrain de tomber amoureux.
Impossible ! Tom Kaulitz ne tombe JAMAIS amoureux !
Si tu le dis...
Allez, go ! Douche, habillement, petit déj' et en route pour le lycée !
Quel emploi du temps follement excitant...Bill l'est plus.
C'est vrai, quoi, Bill est excitant....
...
Oh ! Ce n'est pas parce-que je le trouve excitant que...
T'est vraiment con.
U_U
Oh ! Ce n'est pas parce-que je le trouve excitant que...
T'est vraiment con.
U_U
Je me prépare donc, et une heure plus tard, je suis en direction du lycée. Mais...c'est bizarre. Il va dans quel lycée, Bill ? Parce-que il n'est pas dans le mien, mais il n'en existe pas d'autres dans les environ. Faudra que je me renseigne.
La première heure de cours passe à une vitesse affreusement lente. C'est un supplice. Si seulement Bill....
Non, non, non, ne pas penser a lui !
...
...
...
*Et là quelqu'un toc dans la classe, demande à me voir, alors je me lève et suis la personne qui m'a demandé, elle m'amène devant Bill. Et elle part. Je suis seul avec le garçon de ma chaine. Dans les couloirs vides du lycée...il sourit. Puis, s'avance doucement et m'embrasse. Il passe ses mains sous mon T-shirt et ses longs doigts se promènent sur mon dos. Je gémis. Puis, je plaque contre un mur, donne un coup de bassin et....*
- Monsieur Kaulitz, vous rêvez ?
Zut. Ce n'était qu'un...un fantasme. Pfff....et l'autre pie, là, qu'est-ce qu'elle me veut ? On ne peut plus rêver en paix ?
- Non, je fantasme, nuance !
Là classe étouffe des murmures amusés. C'est ma réponse qui fait cet effet là ?
- Et peut-on savoir qui occupe tant votre esprit, au point que vous en oubliez le cours ?
- Sûrement pas vous !
Cette fois, la 1erB rit franchement.
- Monsieur Kaulitz, je vous conseil de vous tenir a carreaux, parce-que...
- Parce-que quoi ? Vous allez me coller ? Me mettre un mot dans le carnet pour informer ma maman que fais des bêtises en cours ? Mais allez-y, je vous en prie ! Si ça vous fait plaisir...de toute manière, vous savez que ma famille se fiche éperdument de ce que vous pouvez leur dire, et que je ne vais jamais aux heures de colles....
- Si ça continu, je vais être obligée de vous exclure du lycée jusqu'au week-end pour que vous preniez le temps de vous calmer, monsieur Kaulitz.
- Ne vous gênez surtout pas ! Je me ferai une joie de ne plus vous revoir pendant un moment. Au passage, je m'appel Tom, madame. Si je puis me permettre, bien sûre.
La classe n'a jamais autant rit, je crois. Et la prof n'a jamais été aussi rouge.
Je me sens fière, et j'aimerai tellement que Bill soit là pour qu'il voit ma victoire...certes, minime, mais quand même...
Dans un nouveau hurlement de mon institutrice, je me lève, rassemble mes affaires et me dirige vers la porte. Elle veut que j'aille au bureau du directeur. Tant mieux. Je n'aurai plus sa voir sa tête de carpe.
